« J’arrête de surconsommer! »

de Marie Lefèbvre et Herveline Verbeken, éditions Eyrolles.

Prêt à devenir une licorne?

Les licornes, ce sont Eux. Ces personnes qui font attention à ce qu’ils achètent, utilisent et mangent au quotidien. Certains le font pour économiser de l’argent (hé oui, être écolo n’est pas toujours plus cher), d’autres pour avoir un rythme de vie sain. Etre une licorne n’est pas seulement un concept pour t’aider à mieux acheter, c’est toute une philosophie de pensée basée avant tout sur la compassion, pour les autres et pour toi-même. « J’arrête de surconsommer » est le premier livre que j’ai acheté dans ma démarche de consommation responsable. Il m’a beaucoup inspirée et surtout, il m’a fait comprendre que le changement ne commence pas chez les politiques, ni les entreprises, ni même les américains et les chinois qui ont très bon dos, non non, le changement commence chez moi.

Le livre est composé de trois grands chapitres:

  1. La (sur)consommation et moi: intro et quizz pour déterminer notre mode de fonctionnement personnel.
  2. J’agis concrètement au quoditien: 7 domaines dans lequel on surconsomme habituellement et comment y remédier.
  3. Je me lance dans la Green conquête du monde: réflexion sur les impacts de ma surconsommation sur les autres citoyens du monde.

 
Il couvre donc pas mal de domaine, mais la structure n’est pas idéale pour plusieurs raisons. La présence des points à découper à chaque fin de chapitre n’est, selon moi, pas nécessaire et casse un peu la structure du livre. Les titres, textes et encadrés sont toutes dans des polices d’écriture différentes, ce qui rend la lecture difficile et parfois chaotique. Enfin, il y a beaucoup de texte, ce qui peut lasser ceux qui n’aiment pas trop la lecture. Pour toutes ces raisons je te conseille de lire en premier « Famille presque zéro déchet », beaucoup plus ludique. Malgré un aspect qui pourrait être amélioré, ce livre vaut vraiment la peine d’être parcouru pour son contenu. En plus de donner des conseils, il s’attaque aux idées reçues dans le domaine de la consommation responsable:

  • Mon effort n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan
  • Ce sont aux politiques de prendre action
  • Je suis incapable de faire mes menus à l’avance ou de gérer un budget
  • Les promotions permettent de faire des économies
  • J’ai peur de paraître radin en offrant du seconde main
  • Je ne peux pas vivre sans tel ou tel objet
  • Le bio coûte beaucoup trop cher
  • Un bon moyen d’économiser est d’acheter en grandes quantités
  • Ohlala si on ne peut plus se faire plaisir, on ne vit plus!
  • Si ce n’était que moi je le ferais, mais mon amoureux(se)/mes enfants ne veulent pas
  • Tout ça c’est beaucoup trop extrême
  • En consommant moins on ne se fait plus jamais plaisir
  • J’ai peur de ce que diront la famille et les amis
  • Je n’ai pas le temps pour tout ça
  • Les produits faits maison ne fonctionnent pas aussi bien que ceux du commerce

 
Alors, ça te parle? Je suis sûre que tu as déjà eu au moins une de ces réflexions…et c’est parfaitement normal! Marie et Herveline expliquent avec compassion et justesse comment se sortir du cercle vicieux des certitudes. Et parfois, les explications ne suffisent pas: « elles exagèrent/je ne les crois pas » – normal aussi! Parfois, il faut voir pour croire. Et puis, chaque personne vit dans un contexte différent. Le plus important, c’est d’être conscient du problème de surconsommation. Une fois la problématique en tête, tu verras que chaque jour tu remarqueras des choses dont tu n’avais pas conscience avant.

Exemple avec le thé:

Lorsque je veux me faire un thé, je suis obligée de remplir ma bouilloire jusqu’à 50cl, or je n’en ai besoin que de 30 pour remplir ma tasse. Cette eau reste là jusqu’à ce que je me fasse un nouveau thé: l’eau étant pleine de morceaux de calcaire, je la vidais dans l’évier. Je me suis surprise à penser que c’était ridicule de jeter de l’eau tout à fait convenable. J’ai donc réfléchi aux moyens de mettre cette eau ailleurs, à défaut de la boire. Et je n’ai pas dû chercher très longtemps: je verse l’eau dans l’arrosoir de mes plantes d’intérieur. L’exemple paraît un peu naïf mais c’est pour bien te montrer qu’il y a des choses à faire.

En plus des exemples et des témoignages, les auteures fournissent quelques recettes pour nettoyer sa maison de manière écologique et durable. D’ailleurs je m’en suis inspirée pour certaines recettes présentes sur ce blog. Si d’avance tu n’as pas l’envie/le temps/l’argent pour acheter/louer/empreinter le livre, tu peux déjà jeter un coup d’oeil sur le groupe Facebook dédié. Attention: comme tous les groupes victimes de leur succès, il y a beaucoup de pollution (trop de posts et pas toujours intéressants), même si les modératrices font un travail admirable pour gérer ce brouhaha de questions. J’espère t’avoir donné envie de parcourir cette mine d’informations. Enjoy!

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