Furoshikis

Furoshiki 1
Crédit photo: Chez-Charlotte

Les furoshikis. Ouais, toi aussi à tes souhaits. Ou comment emballer tes cadeaux joliment, en mode zéro déchet. Je me permets d’insister: j’ai bien dit zéro déchet, pas zéro prise de tête.


Pourquoi: jviens de te le dire, c’est zéro déchet. T’écoutes ou quoi?
Pourquoi 2: ça permet de libérer sa créativité (content?)
Comment: chacun sa merde
Avec quoi: tout ce qui te tombe sous la main. Foulards, nappes, vieux draps tachés #bahquoi.
Prix: justement, rien du tout, c’est le principe


De l’achat de nouveaux tissus

Parlons un peu greenwashing.

Petit exemple

Un matin, tu te réveilles et ça te prend comme ça, d’un coup, comme une envie d’éclair au chocolat à 3h du mat: « C’est décidé, à partir d’aujourd’hui, j’vais réduire mes déchets, mon impact sur la planète, toussa… Ducoup, adios les emballages, j’emballe mes cadeaux dans du réutilisable! » Seulement voilà, t’aimerais bien que ton cadeau ressemble quand même à quelque chose, donc tu te mets en quête de beaux tissus dans tes magasins préférés. Ils sont à 5 euros pièce, mais qu’à cela ne tienne, la planète le vaut bien.

Où est le souci?

Quand on achète on pense surtout au qualités liées à l’utilisation au moment présent (ici: l’achat d’un foulard pour ne pas utiliser d’emballage jetable) et pas vraiment à l’avant ou à l’après. L’avant et l’après, ce sont les ressources humaines et les matières premières nécessaires à la fabrication,  le transport, le recyclage, etc. Ajoutons à cela la surconsommation liée au côté tendance du zéro-déchet (ici, plutôt que d’acheter 1 foulard, on va en acheter 2 ou 3, au cas où… ils sont tellement canons).

Remettons les choses en perspectives. D’abord, un achat zéro-déchet n’est jamais zéro-déchet. Ça n’existe pas, sauf chez les licornes. Ensuite, pour que la technique zéro déchet en question ait un réel impact, il faut qu’elle soit mise en place avec un minimum de ressources et un maximum d’utilisation. En somme, utiliser ce qu’on a déjà sous la main et l’utiliser à crever, plutôt que d’acheter du neuf et de ne l’utiliser que quelques fois.

A cet égard, l’exemple du tote bag est on ne peut plus frappant. Tu sais, ces sacs en coton que les magasins distribuent gratos comme des bonbons pour se faire de la pub gratuite (GreenwashingCorp bonjour, comment puis-je vous aider?). Accroche-toi bien: il faudrait réutiliser 149 fois ce fichu sac en coton bio avant qu’il n’ait un impact positif sur la réduction des déchets. Si, comme moi, t’en as 5 dans ton armoire, y’a peu de chance que ça arrive. C’est pareil pour le nouveau foulard: il y a un risque qu’il ne soit utilisé que quelques fois, voire une seule fois si la personne à qui tu offres se fout du zéro déchet. Résultat: son impact relatif est bien plus élevé que celui d’un emballage en papier.

Hé merde, j’pensais bien faire…

L’envie d’acheter est tout à fait humaine et parfaitement compréhensible. On a tous craqué pour des gadgets dits « écolos » fabriqués en Chine, des produits dits « écolos » qui n’ont de vert que l’emballage, de la nourriture dite « écolo » qui participe à la déforestation. Personne ne peut jeter la pierre à son voisin, parce que:

  1. Le mot « écolo » ne veut strictement rien dire. On veut tous bien faire, mais on ne sait pas comment faire.
  2. Personne n’est parfait. Rien n’est jamais parfait. Y’aura toujours quelque chose à redire.

Conclusion: si tu le peux, si tu en as envie, si tu en as l’opportunité, privilégie les tissus que tu as déjà chez toi, chez tes parents, dans les donneries,… Le tissu de récup, ce n’est certainement pas ce qui manque chez nous en Occident!

Pourquoi utiliser la technique des furoshikis?

  • L’emballage en tissu ne coûte pas plus cher: un vieux drap, de vieux T-shirts, des foulards ou des écharpes qu’on ne met plus. Sinon, go magasins de seconde main.
  • C’est hyper joli, surtout quand c’est bariolé, et le toucher est plus agréable que du papier.
  • Ça permet de gagner du temps: au début un peu fastidieuse, la technique devient rapidement intuitive.
  • Ça fait plaisir à la personne à qui tu offres: ça change et tu as mis du coeur à emballer son cadeau.
  • Les possibilités sont infinies: vu que c’est du tissu, tu peux recommencer ton emballage autant de fois que tu veux si ça ne te plaît pas.

Sources

CNEWS. (2019). Le tote bag, plus polluant qu’un sac plastique ? Retrieved May 23, 2020 from https://www.cnews.fr/conso/2019-06-21/le-tote-bag-plus-polluant-quun-sac-plastique-852932

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